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Balade Mahoraise et autres terres lointaines

Balade Mahoraise et autres terres lointaines


C'est pas moi qui le dis...

Publié par zanzibar sur 17 Mars 2017, 21:54pm

C'est pas moi qui  le dis...

A l'oreille, ça ressemble un peu à une prière. Puis on s'approche et on distingue, dans la voix de chaque enfant un texte différent. C'est comme ça tous les mardis au centre de documentation et d'information du collège Jeanne-d'Arc depuis qu'a été mis en place l'Atelier de la voix du livre. Né d'un partenariat entre l'établissement et la bibliothèque sonore de Corse, cet atelier est dédié à l'enregistrement de livres audio destinés aux publics déficients visuels. A la manoeuvre, huit élèves de sixième, tous volontaires pour prêter leur voix. Ce sont eux qui ont choisi les ouvrages qui seront lus et enregistrés. Elève de 6e verte, Anastasia Brasseur-Deltour se définit comme une grosse lectrice. Son choix s'est porté sur un livre intitulé La bibliothécaire . "Je l'ai lu lorsque j'étais plus jeune et il m'a beaucoup marquée, confie-t-elle. C'est l'histoire d'un garçon qui déteste la lecture et qui va devenir un véritable passionné à la suite de sa rencontre avec une jeune fille qui est en fait la mémoire d'une dame âgée. Je me souviens avoir accroché tout de suite et je me suis dit que ça pourrait faire un bon livre audio."

Faire de l'élève un citoyen

Mais pour faire un bon livre audio, il ne suffit pas de bien choisir l'ouvrage. Il faut également maîtriser la technique de lecture et répondre aux exigences de la charte de qualité établies par l'Association nationale des donneurs de voix pour qu'un enregistrement puisse intégrer le réseau des bibliothèques sonores. "Nous avons préparé les élèves, à travers des séances de lecture contrainte, explique Sophie Landreau, la documentaliste du collège. Car dans ce genre d'exercice, il faut un débit à la fois plus lent et plus emphatique que dans la normale, de manière à ne pas rendre la lecture soporifique." Une contrainte qui débouche sur des résultats parfois inattendus."Après l'enregistrement, on se réécoute, explique Clara Christensen, une autre élève de l'atelier. On se rend alors compte qu'on a pu faire des erreurs non seulement de prononciation mais aussi de compréhension du texte.

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